Le lundi 5 octobre, le public est venu nombreux pour assister aux deux événements organisés par la Cour administrative d’appel de Bordeaux et la Chambre territoriale de la Cour nationale du droit d’asile dans le cadre de l’édition 2026 de La Nuit du Droit.
Cette manifestation organisée, chaque année et depuis 2017, à l’occasion de l’anniversaire de la Constitution de la Vème République adoptée le 4 octobre 1958, permet de découvrir, de façon originale, le Droit, ses institutions et ses métiers.
Dans ce cadre, l’Hôtel Nairac, siège de la Cour administrative d’appel de Bordeaux et de la Chambre territoriale de la Cour nationale du droit d’asile, a ouvert ses portes au public qui a d’abord assisté, en début de soirée, à une projection, suivie de débats, sur le droit d’asile, en présence du Président de la Chambre territoriale, M. Delvolvé, et de ses membres.
Le public a ensuite pris place dans la salle d’audience de la Cour administrative d’appel de Bordeaux pour assister à une audience fictive, organisée en partenariat avec l’Université de Bordeaux et le Barreau de Bordeaux. Au rôle de cette audience, une affaire fictive dans laquelle une association de protection de l’environnement contestait une autorisation accordée par l’Etat à une société pour la construction et l’exploitation d’un parc éolien en mer. Fait inédit, des « gardiens de l’Océan » sont intervenus dans la procédure pour faire entendre les droits du Bassin d’Arcachon.
Des étudiantes et des étudiants du diplôme universitaire (DU) de droit de l’environnement et du master Droit et pratique des contentieux publics de la Faculté de droit de l’Université de Bordeaux, qui avaient endossé la robe d’avocat, ont brillamment plaidé les intérêts de chacune des parties devant une formation de jugement composée, pour l’occasion, de Mme Evelyne Balzamo, présidente de la première chambre de la Cour, de Me Julien Vieira, avocat au Barreau de Bordeaux et Président de l’Institut du droit de l’environnement, et du professeur Alexandre Zabalza.
A l’issue de l’audience, un débat, animé par le professeur Hubert Delzangles a ensuite permis au public d’échanger sur la justice administrative et les enjeux liés au contentieux de l’environnement, et d’évoquer les réflexions contemporaines sur les « droits de la nature ».
Le Président de la Cour, M. Couvert-Castéra, a clôturé l’évènement en rappelant notamment l’importance de l’Etat de droit.



